AMINANKO : « Le souhait en Bambara »
Lutter pour de meilleures conditions de vie en Afrique, « en refusant de consolider les réformes qui appauvrissent davantage » (Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture au Mali), exige la mise en place d’actions concrètes, ancrées localement, dont la priorité repose sur la reconstruction du lien social.
Le
gouvernement Burkinabé peine à atteindre un de ses Objectifs de Développement du Millénaire (éducation universelle en 2015) : problèmes dans les zones rurales où les parents ont
besoin de l’aide de leurs enfants aux champs, difficultés de gagner l’école. Dans les zones urbaines, manque de nourriture, de fournitures, classes surchargées…autant de handicaps à
surmonter dans le groupe scolaire de Kua à Bobo Dioulasso.
Collecter des fonds grâce à des stages (danse et percussions), des spectacles du groupe
Yeko Dia (musique, contes), des interventions da
PROJET ASSOCIATIF :
Le projet « Aminanko » est né sous l’impulsion de l’Ivoirien Brahim Sanogo, professeur de percussions .Originaire de Bouaké, il vit en France depuis2001, n’ayant pu rentrer en Côte d’Ivoire au moment des événements. I nstallé de l’autre côté de la frontière, au Burkina Faso, son frère, Aboubacar Sanou, directeur de l’école de Kua B qui compte 800 élèves (140 par classes) se trouve dans un secteur en voie d’urbanisation,ensemble ils ont initié une action en faveur des jeunes Burkinabè à scolariser.
Développer l’association locale relais Fontaine/Bobo Dioulasso dont M. Aboubakar Sanou est le trésorier pour la gestion des enveloppes financières et pour la mise en place d’échanges culturels futurs avec la population fontainoise. En décembre 2006, M. Sanou a effectué une première visite à Fontaine et a rencontré le responsable du service communication, relations internationales de la ville.
Collecter des fonds grâce à des soirées avec le groupe Yeko Dia, des ventes de productions d’élèves de la région Rhône-Alpes (calendriers, carnets de route…) lors de forums et manifestations de solidarité internationale.
Etablir des liens privilégiés entre jeunes du
groupe scolaire de Bobo Dioulasso et jeunes de la région Rhône-Alpes dans le cadre d’itinéraires de découvertes centrés sur l’épistolaire, la pratique de la musique et la danse africaine, la
découverte de techniques artistiques (batik, bogolan...), une nouvelle approche des échanges (commerce équitable) et une sensibilisation à toute forme d’action/partenariat s’inscrivant dans la
durabilité.
Séjour des jeunes de la région Rhône Alpes pour rencontrer les élèves de l’école Kua B en décembre 2007(voir programme)
Grâce à ces différentes actions, des jeunes de Bobo Dioulasso seront invités à Fontaine pour partager leur culture musicale et à La Motte Servolex pour rencontrer leurs « correspondants » motterains et découvrir la région Rhône-Alpes en leur compagnie.
Les premières enveloppes financières générées par l’association elle-même ont permis de répondre aux premières attentes de l’école Kua B validées par son conseil d’administration :
-repas servis au cours du 3ème trimestre de l’année scolaire 05/06 à 60 élèves domiciliés trop loin de l’école, leur assurant à tous le passage en 6ème.
-achat de matériel en 06/07 pour développer un atelier de bobolan (impression sur toile) qui, grâce à la vente des tissus, s’autofinance.
-achat d’un appareil de musique et règlement des frais d’inscriptions de l’école aux divers concours de danse, musique et théâtre de la région des hauts-bassins en juin 07.
Plus récemment, les enseignants ont décidé de proposer une activité de jardinage sur la parcelle de 3000m2 qui entoure les deux établissements scolaires Kua B et A, soit1600 élèves. Dans cette zone de Bobo à urbaniser, la population villageoise locale n’a pas toujours accès à l’eau potable au robinet et les puits à 15 m, pollués, sont maintenant impropres à la consomation.Il faut forer à 30m y compris pour l’arrosage, l’entreprise Grunfos, basée à St Quentin Fallavier est prête à fournir la pompe qui permettra d’équiper le puit. Le projet est soutenu par le Maire de l’arrondissement qui souhaiterait idéalement un puit par groupe scolaire et dans le cas particulier de Kua, l’accès à l’eau potable pour la population locale. La chefferie coutumière, également sollicitée, a accueilli l’initiative avec le même enthousiasme. Les travaux vont pouvoir commencer.